Affaire : Un commerçant accuse la ministre Rougui Barry de lui devoir plus de 252 millions GNF…

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Corruption et détournement

CONAKRY- 252 millions 110 mille francs guinéens (GNF), c’est la la somme réclamée par un commerçant à la ministre des guinéens de l’étranger, Mme Kaba Rougui Barry.  Moussa Diallo, commerçant de matériel informatique au Centre Fatako, situé au grand marché de Médina, réclame cette somme au chef du département des guinéens de l'étranger.

Après plus de huit mois d’attente de son dû, monsieur Diallo, marié à deux femmes, père de cinq enfants, désespéré, a décidé mercredi 18 septembre, de prendre sa famille et son collaborateur, pour aller ‘’exiger le remboursement de ses créances’’ chez Mme Kaba Rougui Barry.

Pour savoir comment cette affaire a été négociée, notre rédaction a joint la victime, Moussa Diallo, dont voici sa version des faits : «le 29 février 2013, Mme Rougui Barry a envoyé un certain Serine Ndao Diakité à Madina où je travaille, soit disant qu’ils veulent quelqu’un qui va leur livrer des ordinateurs. Comme j’ai un collaborateur, j’ai dit à Diakité que je ne peux pas livrer des ordinateur sans voir Mme même. Il m’a pris avec mon collaborateur, on est allé chez Madame (Rougui Barry). Pendant trois jours, on a discuté avec elle. Elle m’a demandé de lui livrer des ordinateurs bureautiques, écrans plats et des portables. J’ai dit d’accord, mais comment se fait le payement, parce que chez nous à Médina, on connait que le tic au tac. Elle me dit non, ce n’est pas maintenant, mais le payement c’est dans dix jours ou plus tard quinze jours. Elle m’a parlé d’une régie d’urgence. En ce moment, j’ai demandé à Jean Jotomi mon collaborateur c’est quoi régie  d’urgence ? Il m’a expliqué que le payement c’est dix jours ou 15 jours plus tard ».
Après ce compromis, « on a commencé la livraison. Ce sont 39 ordinateurs. On a envoyé tous ces 39 ordinateurs dont 12  bureautiques au ministère des guinéens de l’étranger et 16 portables chez Madame, et les 12 autres portables au ministère. Tout ça représente une valeur de 252 millions 110 mille francs guinéens (GNF). J’ai tous les papiers qu’elle a signés avec moi et même la liste de commande. Elle m’avait dit qu’elle avait engagé un régi d’urgence pour me payer. Ça s’est passé, rien. Ensuite, quand ça a pris du temps, elle m’a dit d’attendre, si on lui donne le prix du carburant, elle va me payer. (…) Depuis cette date, j’ai beaucoup marché après elle, mais jusqu’à présent, rien. Avant son voyage, elle m’a dit de revenir avec Jean le lendemain à son bureau, mais elle ne nous a pas dit qu’elle voulait voyager. Le lendemain quand on est venu, on nous a dit qu’elle a voyagé. Son numéro que j’ai, je l’appelle, elle refuse de décrocher, elle ne répond pas à mes messages ».

Sans pour autant désespérer, au retour de Mme Kaba, Moussa Diallo dit avoir pris d’autres alternatives. « Quand elle est revenue, je suis allé informer le premier Imam de la mosquée Fayçal, El hadj Salifou Camara. Ce dernier est venu le vendredi dernier. Elle avait voulu nier, mais elle a su que j’avais montré les dossiers à ce dernier. Ainsi, Mme Rougui Barry a dit à l’Imam de me dire de venir  au ministère, lundi dernier pour qu’elle me rembourse. Et le lundi, elle n’a pas accepté qu’on se voit. Après, je suis revenu dire à El hadj Salifou qu’elle n’a pas accepté de me rencontrer. Il m’a dit qu’il a fait ce qu’il peut, alors de trouver une autre voie ».

De plus en plus désespéré, Moussa explique que ‘’ça fait 8 mois qu’il ne travaille pas. « J’ai deux femmes et cinq enfants, j’ai pris une de ma femme, mes enfants et mon collaborateur hier, j’ai décidé de venir chez Mme Rougui pour protester car j’ai tout perdu. Je n’ai plus de place à Madina et on m’a expulsé de mon logement. Je n’ai rien. Même si elle doit me tuer elle n’a qu’à le faire. Tout ce que je veux, c’est  qu’elle me paye mon argent pour que je retrouve ma dignité », martèle la victime.

Arrivés à 16 heures 30 locales, derrière le domicile privé de Mme Kaba, ils sont restés jusqu’à 22 heures sans suite favorable. Après des heures passées, le commerçant déclare que deux pick-up de bérets rouges sont venus rentrés chez madame. « Après 3 minutes, ils sont sortis, ils nous ont chassé, insulté en nous qualifiant des rebelles Sierra léonais, en nous traitant des chiens. Et nous sommes rentrés vers 23 heures ».

Pour la suite, la victime compte exhiber toutes les preuves jusqu’à l’éclatement de la vérité.

A suivre !

  Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
(+224) 664 93 46 24 

Créé le Samedi 21 septembre 2013 à 11:49

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